Au Guatemala, les droits des enfants sont inscrits dans la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), ratifiée par le pays en 1990. Pourtant, malgré des engagements internationaux, de nombreux enfants guatémaltèques font face à la pauvreté, à la violence et à la malnutrition, et leurs droits sont souvent bafoués.

Historique
Les 12 principaux droits de l’enfant – situation au Guatemala
La CIDE garantit les droits suivants, essentiels pour le développement et la protection des enfants :
Situation du travail des enfants
Plus de 20 % des enfants guatémaltèques travaillent pour aider leur famille, souvent dans des conditions dangereuses : agriculture, cirage de chaussures, travail de nuit en usine, vendeur de rue, services domestiques ou encore la récolte des déchets. Les enfants autochtones et ceux vivant dans les zones rurales sont les plus vulnérables. Les gangs et les réseaux criminels profitent de leur précarité : trafic de drogues, prostitutions, pornographie, trafic d’enfants et trafic d’organes.
Situation des jeunes filles
C’est le nombre de filles de moins de 14 ans qui ont accouché au Guatemala entre 2018 et 2024, conséquence directe de violences sexuelles et de grossesses forcées. Face à cette réalité, le mouvement Son Niñas, No Madres revendique le respect du droit des filles à la santé reproductive et exige de l’État qu’il les protège contre les maternités imposées, afin de leur garantir le droit fondamental à l’enfance.
Suggestion de balado de Radio-Canada OHdio – Guatemala : interdiction d’avorter
Enfants migrants
Chaque année, des milliers de familles du Guatemala, du Salvador, du Honduras et du Mexique fuient la pauvreté extrême, la violence des gangs, le trafic et d’autres menaces, cherchant sécurité et opportunités pour une vie meilleure. Parmi elles, de nombreux enfants entreprennent le voyage seuls, ce qui les rend particulièrement vulnérables.
Entre 2018 et 2022, plus de 140 000 enfants non accompagnés d’Amérique centrale ont été interceptés à la frontière des États-Unis, où beaucoup doivent faire face à des conditions difficiles dans les centres de détention. L’histoire tragique de Valeria, 2 ans, et de son père Oscar, noyés en tentant de fuir, illustre brutalement les dangers auxquels ces enfants et leurs familles sont confrontés.
Ces réalités soulignent l’urgence de protéger les enfants migrants et de leur offrir un environnement sûr, à la fois dans leur pays d’origine et en chemin vers un avenir meilleur.
Adoptions illégales
Dans les années 1980-1990, des milliers d’enfants guatémaltèques ont été adoptés à l’international dans un système souvent corrompu, utilisant faux documents et réseaux de trafic. Les adoptions vers le Québec et d’autres pays ont été régulées seulement à la fin des années 1990 et le Guatemala a mis fin aux adoptions internationales en 2008. Des centaines d’enfants guatémaltèques ont été adoptés au Québec.
Découvrez le parcours de Marjorie Normandin, membre de SMAC dans ses recherches d’origines biologiques :
https://www.monhistoiremesorigines.com
Reportage Guatemala : le mystère des adoptions
Selon un reportage d’Enquête (Radio-Canada), de nombreuses adoptions se sont faites dans des conditions irrégulières ou bâclées. Quarante ans plus tard, ces enfants devenus adultes peinent encore à retrouver leurs origines et à comprendre leur histoire. Qui étaient-ils vraiment? Ont-ils été abandonnés, vendus, ou même enlevés?
Actions de SMAC pour les enfants
SMAC soutient l’accès à l’eau potable et aux infrastructures sanitaires dans les écoles rurales guatémaltèques. Grâce à l’implication des communautés, ces projets favorisent une prise en charge durable et améliorent directement la santé et le quotidien des enfants. SMAC assure également le suivi, l’entretien et le remplacement des installations.
Références :
CRIN – Droits de l’enfant
Humanium – Guatemala
BBC – Enfants migrants
Amnistie Canada – Filles au Guatemala
Défenseur des droits – 12 droits de l’enfant
US Department of Labour, UNICEF, PNUD, RENAP, Habitat for Humanity, ALDEA, Escobar (2020)
Unicef
